Guérini sans challenger

Laurent Berneron

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En cas de victoire - probable - de la gauche aux élections cantonales des 20 et 27 mars, un autre président que Jean-Noël Guérini pour le conseil général est-il possible ?

Goût du sacrifice
Les écologistes avaient lancé la semaine dernière l'idée d'une coalition à gauche contre le président sortant. Mis en cause dans sa gestion du PS par les rapports des socialistes Arnaud Montebourg et Yannick Bodin, Jean-Noël Guérini est aussi fragilisé par les difficultés judiciaires de son frère Alexandre, incarcéré depuis trois mois et demi. « On verra au soir du premier tour », affirme aujourd'hui, prudent, Sébastien Barles, candidat d'Europe Écologie Les Verts. Pour prétendre appuyer une dissidence face à Jean-Noël Guérini, les écologistes doivent d'abord décrocher leurs premiers postes de conseillers généraux. Et les communistes, au nombre de six dans la majorité sortante, n'ont pas répondu à leur appel. Au PS, l'idée d'un autre président que Jean-Noël Guérini « ne résonne pas dans les rangs socialistes », assure Jean-David Ciot, premier secrétaire fédéral délégué. Les militants socialistes doivent élire, au lendemain du deuxième tour, leur candidat à la présidence du département. « Peu de gens ont le goût du sacrifice, observe taquin Michel Pezet, candidat PS dans le canton de Saint-Just. « Le système est tel qu'on connaît à l'avance le résultat du vote… » La droite, qui s'attend à un combat difficile face au Front national, écarte l'idée de faire basculer la majorité du département. Mais pas celle d'un front droite-gauche anti-Guérini. « On est ouvert à tout », indique la chef de file UMP Martine Vassal.

votes

Le vote des militants socialistes doit avoir lieu mardi et mercredi 29 et 30 mars. Au PS, l'appel à candidatures pour briguer la présidence a été lancé lundi. Le vote des conseillers généraux pour élire leur président est prévu le 31 mars.