Une association qui a la gueule de l’emploi

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Khadija Daroui commence lundi. Après des mois de galère, la chômeuse de 39 ans, mère de trois enfants, a dégotté une mission d’une semaine dans le nettoyage, grâce à Asdiso, une association de travail temporaire d’insertion basée à Marseille, qui propose de l’intérim. « Depuis un an et demi, je dépose des CV de partout. Parfois, on me passe un coup de fil. Mais quand je me présente, c’est fini, raconte la Marseillaise d’origine marocaine. Chez Asdiso, en quinze jours, c’était réglé. On m’a reçue et on m’a vraiment rappelée. » Comme Khadija Daroui, quelque 500 personnes en parcours d’insertion ont pu renouer avec le monde du travail grâce à Asdiso. La plupart ont été envoyées par l’ANPE ou d’autres référents sociaux. RMistes, chômeurs longue durée, anciens détenus, mères isolées, immigrés ont trouvé dans cette structure d’intérim « un sas entre leurs difficultés et le monde de l’entreprise, analyse Françoise Garzuel, responsable des ressources humaines d’Asdiso. On prend le temps de recevoir les gens, de déceler leurs compétences, même enfouies, et leurs difficultés. Pour autant, on ne fait pas de cocooning : nos clients sont des entreprises traditionnelles et le travail, c’est le travail. » Suivis avant, pendant et après leurs missions, près de deux tiers des intérimaires d’Asdiso ont été embauchés au cours de ces trois dernières années. Béatrice Mathiot Association départementale pour l’intérim social des Bouches-du-Rhône : 18, boulevard Camille Flammarion (1er). Tél. 04 91 11 01 45.

missions En 2005, Asdiso a fait travailler, chaque mois, 100 à 110 personnes en équivalent temps plein pour un total annuel de près de 3 000 missions, accomplies auprès de quelque 150 entreprises des Bouches-du-Rhône.