Horodateurs: la guerre des prunes est lancée

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Moins de cent Marseillais se sont rassemblés samedi quai des Belges (1er) puis devant la mairie centrale pour la première manif antihorodateurs de l’année. Les militants ont recueilli des signatures pour leur pétition, bloqué quelques minutes la circulation devant la mairie et manifesté bruyamment sous les fenêtres de Jean-Claude Gaudin. « La mobilisation est un peu décevante, estime Gérald Perilli, du collectif antihorodateurs du 2e. Mais, au moins, on reste un mouvement de citoyens, hors des partis et des syndicats. » Selon les arrondissements, les revendications varient : stationnement gratuit pour tous, pour les seuls résidents, baisse des tarifs... Les manifestants ont cependant lancé un nouveau mot d’ordre samedi : boycott du paiement des amendes. Les antihorodateurs encouragent les habitants à contester auprès du procureur dès réception du PV. « Nous avons un avocat qui s’est emparé du dossier, annonce Gérald Perilli. Il existe beaucoup de possibilités pour invalider une prune : la date ou l’heure à laquelle elle a été établie, le statut de l’agent qui l’a rédigée... On se prépare à une bataille juridique. » La veille, la mairie avait annoncé que 1 500 places de stationnement supplémentaires réparties dans cinq quartiers* devenaient payantes à partir d’aujourd’hui. Certains habitants se mettraient même à réclamer des horodateurs : « Dans mon quartier, nous avons demandé à passer en stationnement payant, assure Jacques Silhol, de la Fédération nationale des usagers des transports. Tous les riverains des quartiers à horodateurs venaient se garer chez nous. » Frédéric Legrand *Conception, Camas, Joliette, Cinq-Avenues, Blancarde.

abonnements A ce jour, 640 personnes, dont 480 résidents, ont souscrit, selon la mairie, des abonnements aux horodateurs. L’abonnement pour un résident coûte 110 e le semestre ou 200 e l’année.