Vers une fin de conflit chez Nestlé

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La discussion aura été serrée et les suspensions de séances nombreuses. Hier, syndicats et direction de Nestlé, réunis à Noisiel (Seine-et-Marne) dans le cadre d’un comité central d’entreprise (CCE), ont finalement réussi à se mettre d’accord dans la soirée sur un calendrier de négociations, dans le cadre de la fermeture de l’usine de Saint-Menet (11e). Deux réunions, les 17 et 24 janvier, sont prévues pour débattre du plan social. La CGT demande notamment d’étendre à un an le congé de reclassement (contre six mois proposés par la direction) et un abaissement à 53 ans (au lieu de 55) de l’âge de la préretraite. « Ainsi, sur les 427 employés du site, il n’y aurait pratiquement plus une personne exclue du plan de reprise de Net Cacao », souligne Joël Budanic (CGT). Alors qu’un accord vient d’être signé entre Nestlé et Net Cacao, candidat à l’achat du site pour y développer une activité chocolat, les syndicats vont également demander au futur employeur de « formaliser par écrit ses propositions concernant le statut des 180 réembauchés ». Si les discussions ont fini par aboutir, les syndicats restent méfiants : « On sera d’accord pour lever toutes nos actions en justice et signer un accord de fin de conflit quand l’avenir des salariés, repris ou pas, sera assuré », précise Joël Budanic. Stéphanie Harounyan

salariés Une centaine de salariés de Saint-Menet s’étaient déplacés au siège de Nestlé-France à Noisiel pour soutenir les élus du personnel.