Le réacteur Iter passe au degré supérieur

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« En 2006, Iter rentre dans une phase extrêmement concrète mais peu visible », résume Yannick Imbert, directeur de la mission préfectorale chargée de coordonner le projet international de recherche, implanté sur le site du Commissariat à l’énergie atomique, à Cadarache (Bouches-du-Rhône). Lancé en 2005, en construction à partir de fin 2008, exploité dès 2015 et démonté entre 2035 et 2050 : avec un planning à si long terme, le réacteur visant à maîtriser la fusion nucléaire ne doit pas rater son démarrage. Premier acte, le lancement du débat public, dont les modalités ont été entérinées hier par la Commission nationale du débat public. Jusqu’en mai, une quinzaine de réunions, organisées dans toute la région, permettront au grand public de s’informer sur le contenu scientifique et technique du projet ainsi que de s’exprimer sur les retombées d’Iter en matière d’environnement, d’aménagement du territoire, de foncier, de logement... Suivra le dépôt des premiers dossiers d’enquête publique, préalables indispensables au lancement des travaux de viabilisation et d’aménagement, programmés pour le dernier trimestre. Toujours en 2006, Iter accueillera ses premiers ingénieurs, chargés de peaufiner l’adaptation du projet au site de Cadarache. Russes, Américains ou Japonais, ils seront une quinzaine et auront l’occasion de réussir une première fusion : culturelle, celle-là. Béatrice Mathiot

fusion Iter ambitionne de maîtriser la fusion nucléaire pour produire de l’électricité. Une fusion obtenue à de très hautes températures, de l’ordre de celles qui règnent au coeur du soleil.