vers une cure de vieillesse ?

Laurent Berneron

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Les 20 et 27 mars, les électeurs éliront pour la dernière fois les conseillers généraux. En 2014, la réforme des collectivités locales adoptée l'an dernier changera la donne, notamment pour les jeunes qui se lancent en politique.

« Gros turn-over »
Dans trois ans, exit les conseillers généraux, place aux conseillers territoriaux, qui siégeront à la fois au département et à la région. Pour les jeunes militants, les chances d'obtenir une place éligible seront plus faibles : De 108 sièges actuellement, soit 57 conseillers régionaux des Bouches-du-Rhône plus 51 conseillers généraux, le nombre de conseillers territoriaux pour le département tombera à 75. « C'est clair que le renouvellement générationnel va moins se faire, observe Samy Sidani, président du MJS 13. Le jeune socialiste attend de la gauche, si elle revient au pouvoir en 2012, d'abroger la réforme. À l'UMP, Fabrice Durand promet lui, malgré la réforme, « un gros turn-over en 2014, car la génération Gaudin devrait laisser la place ». Président des Jeunes populaires du 13, il estime que, de toute manière, « rares sont les jeunes qui commencent avec un mandat de conseiller général ». « C'est un scrutin uninominal, il faut des années pour travailler un secteur, analyse-t-il. Quatre vingt dix pour cent des jeunes élus ont commencé avec un scrutin de listes », par exemple lors d'élections municipales. Autre conséquence de la réforme en 2014, le cumul obligatoire des mandats de conseiller général et régional en un seul. Au PS comme à l'UMP, la jeune génération n'y voit pas de problème. « On ne peut pas demander le non-cumul tant qu'il n'y a pas de statut de l'élu », estime Samy Sidani, qui met en avant la faiblesse des indemnités des élus. Pour Fabrice Durand, la règle pourrait être le statu quo : « un mandat national s'accorde avec un mandat local ».

fonctionnement

Le département est composé de 57 cantons, dont 29 sont renouvelés les 20 et 27 mars. Le scrutin est uninominal majoritaire et à deux tours. Il faut 12,5% des voix des inscrits sur les listes pour se maintenir au deuxième tour.