Un administrateur judiciaire pour l’Entraide

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Après les querelles de Noël, la trêve. Le tribunal de grande instance de Marseille a nommé lundi un administrateur provisoire pour assurer la gestion de l’Entraide. Le 22 décembre, une partie des 450 salariés des quatorze maisons de retraite gérées par l’association s’étaient mis en grève, inquiets pour leurs emplois face aux « menaces de dépôt de bilan ». Une situation financière résultant, selon les syndicats, d’un « désaccord sur la gestion entre les dirigeants et l’autorité tarifaire, le conseil général ». En décembre, le président du département, Jean-Noël Guérini (PS), assurait que les pertes s’élevaient à 2,5 millions d’euros sur trois ans, soulignant le « manque de professionnalisme » des gestionnaires de l’association. Le conseil général conditionnait alors son aide à la mise en place d’une nouvelle direction. « Il n’y a pas eu de dysfonctionnements dans notre gestion », martèle Antoine Ripert, président démissionnaire de l’Entraide. Invoquant des « manoeuvres politiques », il explique les difficultés de la structure par « une gestion orientée du conseil général pour nous étouffer ». L’administrateur judiciaire gérera l’Entraide jusqu’à l’élection d’un nouveau conseil d’administration, courant janvier. Les syndicats, « vigilants », espèrent que le conseil général tiendra ses promesses et accordera « une rallonge budgétaire permettant le paiement des salaires de janvier ». Stéphanie Harounyan

maisons L’association Entraide, sous tutelle du conseil général, gère treize maisons de retraite dans les Bouches- du-Rhône et une dans les Alpes-de-Haute-Provence, accueillant au total 1 200 résidents.