La réserve naturelle subit une greffe de terre organique

A.R.

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Reconstituer cinq hectares de terres à l'identique. Suite à la fuite d'hydrocarbures en 2009, près de 72 000 tonnes de terres souillées ont été excavées, laissant un trou béant de 40 cm de profondeur sur 5 hectares. « Pour restaurer les sols, les terres acheminées doivent présenter les mêmes caractéristiques que celles décaissées, explique Axel Wolf, chargé de mission à la réserve naturelle. Elles proviennent d'une carrière de Saint-Martin-de-Crau située à trois kilomètres du chantier ». L'opération de recouvrement se fait en trois phases, correspondantes aux trois couches de terres nécessaires à la reproduction de la nature avant l'accident écologique. Les terres sont ainsi transférées à flux tendus pour préserver leur richesse en bactéries, en champignons, en racines… et favoriser, à terme, la reprise de la végétation et de la faune. Du caillou de Crau, appelé « poudingue », est d'abord étalé au fond, puis, du sous-sol de Crau est déposé au milieu, sur environ 20 cm. Enfin, le trou devrait être recouvert de terre végétale de coussouls.