Cure d'austérité en vue

Laurent berneron

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Côté financement privé, l'association table sur 14, 7 millions d'euros. Deux partenaires de « premier rang », la Poste et la Société marseillaise de crédit ont signé deux chèques de 1,5 million d'euros. Cinq grands partenaires sont prévus, dont le prochain pourrait être Orange. Pour trouver la moitié manquante de l'enveloppe, un club d'entreprises MP 2013 est lancé en mars.Alors que l'équipe de 2013 doit dévoiler demain son préprogramme pour l'année européenne de la culture, la carte des villes qui y participeront n'est pas figée. Une certitude : Toulon a quitté le navire. Sur les 7 350 000 euros prévus pour sa participation, l'agglomération dirigée par Hubert Falco n'en déboursera qu'un million. Avec ce petit chèque, « il y aura des événements à Toulon, mais pas le florilège prévu », indique Thierry Roche, de Marseille Provence 2013 (MP 2013). Pour l'association, le manque à gagner est conséquent. Plus de six millions sur un budget total de 98 millions d'euros.

Droit d'entrée
Deux communautés des Alpilles, celles des Baux-de-Provence et de Châteaurenard doivent rejoindre le collectif. Leurs participations pourraient représenter au total un million d'euros. Le droit d'entrée des communes partenaires est calculé selon un ratio entre population et recettes fiscales. Du côté de l'étang de Berre, le San Ouest Provence, collectivité riche grâce à l'industrie installée sur son territoire, ne participera pas à l'événement, tout comme Fos. Seule Istres a rejoint le collectif. Des discussions avec les autres villes de l'agglo (Port de Bouc, Miramas, Port-Saint-Louis-du-Rhône…) sont en cours. Mais elles ont toutes transféré leur compétence culture… au San Ouest Provence. Au total sur l'ensemble du territoire de MP 2013, le manque à gagner est estimé « à plus de huit millions d'euros », selon Thierry Roche qui concède avoir du mal « à dire aujourd'hui quel sera le budget ». Un conseil d'administration est prévu en avril sur les questions d'arbitrage budgétaire. Mais l'association s'attend déjà à devoir peut-être « renoncer à certains projets », reconnaît Thierry Roche. « Latarjet [directeur de 2013] n'est pas un habitué du déficit, c'est pour cela qu'il ne donne pas de certitudes sur le programme » avant de connaître le budget exact, estime un proche du dossier.

Mécénat