Six semaines de compte à rebours pour sauver l'usine

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Pour être rentable, l'usine doit produire 27 000 tonnes par an, contre 8 000 tonnes en 2010, faute de trésorerie.
Pour être rentable, l'usine doit produire 27 000 tonnes par an, contre 8 000 tonnes en 2010, faute de trésorerie. — P. magnien / 20 minutes

Huit jours après son placement en redressement judiciaire, Netcacao « se fait remettre la tête sous l'eau », ont dénoncé hier les élus CGT de l'usine de Saint-Menet (11e). « La réglementation nous oblige à créer de nouveaux comptes bancaires dès le début du redressement judiciaire, explique Norbert Sanchez, délégué du personnel. Mais nos banques se refusent à le faire, alors que nous devons très rapidement acheter des matières premières pour relancer l'activité ». Le temps presse d'autant plus qu'un premier bilan d'étape doit être réalisé début avril par l'administrateur judiciaire. Depuis plusieurs semaines, Netcacao est à la recherche d'un repreneur pour augmenter sa trésorerie et investir dans de nouvelles lignes de fabrication. En cas de reprise, une hypothèque des bâtiments et des machines pourrait permettre à l'entreprise d'obtenir un prêt à taux préférentiel pouvant aller jusqu'à 10 millions d'euros.F.L.