Placés au régime sec, les CRS font la grève de la faim

SECURITE Pour protester contre la possible fermeture...

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Ils refusent le terme de « grève de la faim », mais ça y ressemble fortement. Plusieurs compagnies de CRS, dont la 54 basée à Marseille, ont décidé de ne plus s'alimenter jusqu'à nouvel ordre pour protester contre l'annonce de la fermeture de plusieurs compagnies, a-t-on hier appris de sources syndicales.

Arrêts maladie
Plusieurs autres compagnies, dont la CRS 53 de Marseille, ont opté pour une multiplication des arrêts maladies. Une unité basée à Perpignan, chargée d'assurer samedi la sécurité du match ACA-PSG, s'est ainsi portée pâle, remplacée in extremis par une compagnie de Saint-Laurent du Var, entrée à son tour en grève de la faim à l'issue du match en signe de protestation.
Membres de la police nationale, les CRS n'ont pas le droit de faire grève et sont soumis au devoir de réserve. Mais la fermeture annoncée de deux compagnies, dont la 54 de Marseille, a déclenché un mouvement de grogne sans précédent. Un plan d'action national a été mis en place par les syndicats : depuis mercredi, les CRS sont invités à ne plus assurer les missions de prévention, assistance à personne en danger et flagrant délit. Les fermetures d'unités devraient être annoncées officiellement lundi prochain lors d'une réunion entre les syndicats et la direction générale de la police.

Renforts

Arrivés fin novembre après la fusillade au Clos de la Rose qui avait causé la mort d'un adolescent de 16 ans, deux autres compagnies de CRS ont quitté Marseille à la mi-janvier. Au lendemain de la fusillade, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux avaient assuré que les CRS resteraient «tout le temps nécessaire» pour «sécuriser» les quartiers sensibles.