Passe d'armes avortée dans la communauté

amandine rancoule

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Le député UMP Renaud Muselier (au centre) a appelé à « un sursaut républicain ».
Le député UMP Renaud Muselier (au centre) a appelé à « un sursaut républicain ». — V. BEAUME / 20 MINUTES

Promise à la tempête sur l'affaire Alexandre Guérini (voir ci-contre), la séance plénière de la communauté urbaine (MPM), vendredi matin, n'a finalement pas fait de vagues. Dans le sillage du maire de Marseille, qui avait appelé les élus lundi lors du conseil municipal à ne pas s'exprimer sur l'affaire, le président de MPM, Eugène Caselli (PS) a rapidement mis fin aux débats. « Quand le vent souffle, la responsabilité des élus pour conduire le navire, c'est d'apaiser l'équipage », a-t-il prévenu avant l'intervention du président du groupe d'opposition, Renaud Muselier (UMP).

« Piloté par Alexandre Guérini »
« Sommes nous contraints par la loi du silence, écrasés par l'omerta ? » a demandé l'élu UMP dans l'hémicycle, appelant à « un sursaut républicain ». « La suspicion est partout, a-t-il estimé. Il ne s'agit pas d'un complot politique, c'est un complot de la magouille et de la corruption. Etes-vous complice ou incompétent ? Ce sont des questions entre vous et votre conscience », a asséné Renaud Muselier en direction du président PS. « Je dors dans mon lit et je dors tranquille, en paix avec moi-même et ma conscience », lui a répondu Eugène Caselli, paraphrasant le maire de Marseille. « Ne vous cachez pas derrière Jean-Claude Gaudin après avoir été propulsé par Jean-Noël Guérini et piloté par Alexandre Guérini », lui avait lancé avant Renaud Muselier. « Aucune parodie de procès ne pourra se tenir aujourd'hui », a tranché le président de MPM. Après la mise en examen pour « corruption passive et favoritisme » de Michel Karabadjakian, le directeur adjoint de la propreté à MPM, l'institution avait porté plainte contre X avec constitution de partie civile.