La rue pour les familles Roms

amandine rancoule

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Quatre enfants et trois bébés dorment actuellement dans un immeuble vide du centre.
Quatre enfants et trois bébés dorment actuellement dans un immeuble vide du centre. — P. magnien / 20 minutes

Elles sont menacées de retourner à la rue. Une trentaine de personnes, dont trois bébés et quatre enfants entre 8 et 12 ans, devraient comparaître ce matin devant le tribunal d'instance de Marseille. Arrivées du campement de la porte d'Aix, elles occupent depuis quinze jours un immeuble vide du premier arrondissement, propriété de la ville.

Recours à la force publique envisagé
« En raison de l'état de délabrement de cet immeuble, la ville de Marseille a saisi la justice pour un référé permettant l'expulsion, rendue nécessaire par l'occupation croissante de ses locaux, a expliqué la ville dans un communiqué. Si le tribunal autorise l'évacuation du lieu, le concours de la force publique aura vraisemblablement lieu dans les heures suivantes. » Selon les associations, l'avocate des familles devrait demander ce matin un délai de huit jours afin d'examiner les situations sociales et sanitaires des squatteurs. « Même si elles restent plusieurs jours, nous sommes inquiets pour leur sécurité », estime Alain Fourest, président de Rencontres Tsiganes. En plus des conditions précaires dans lesquelles ces familles vivent, entre fenêtres cassées et fuite d'eau, elles auraient été victimes en fin de semaine dernière d'une agression au gaz lacrymogène par des individus non identifiés.

solidarité

Plusieurs associations appellent à un rassemblement de soutien aux familles Roms ce matin à 8 h 30 devant le tribunal d'instance de Marseille, square du juge Pierre Michel (6e).