reprise partielle pour les éboueurs

laurent berneron

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Déblocage du centre de stockage des déchets à la Capelette, hier matin.
Déblocage du centre de stockage des déchets à la Capelette, hier matin. — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Retour progressif à la normale. Le « plan d'urgence », lancé par la communauté urbaine MPM pour nettoyer la ville, a demarré hier matin, au lendemain de l'appel de FO à reprendre le travail. Trois ramassages par jour au lieu d'un, plus de camions et d'agents à l'arrière des bennes… MPM prévoit un retour à la normale « d'ici 8 à 10 jours ».

Forces de l'ordre
En coulisses, la reprise serait moins franche qu'annoncée. L'intersyndicale CGT-FSU-UNSA-CFDT maintient son mot d'ordre de grève jusqu'à samedi. Selon elle, seul environ un tiers des 35 chauffeurs de bennes seraient sortis des dépôts hier matin, ce que dément FO. Les agents toujours en grève goûtent peu la gestion de sortie de crise par MPM et son président (PS), Eugène Caselli. « Depuis 1983, aucun dirigeant de collectivité n'avait envoyé les forces de l'ordre sur ses agents », rappelle Claude Kasbarian l'un des représentants de l'intersyndicale. Ce qui a été le cas hier matin, pour débloquer les deux centres de stockage des déchets. Tout comme le président Caselli, les dirigeants du syndicat majoritaire FO indiquent n'avoir rien négocié avec MPM pour appeler à la reprise. L'obtention d'une prime de 150 euros par mois pour les chauffeurs de benne, une vieille revendication, aurait pourtant été évoquée en termes sûrs dans des assemblées générales, selon l'UNSA et la CGT. L'annoncer publiquement « serait mal venu aujourd'hui : ils le gardent dans leur musette », avance un syndicaliste de l'Unsa. « Bien malin est celui qui arrivera à dire si le conflit national sur les retraites ne va pas se transformer en conflit local », estime-t-il, si des promesses ont été tenues et qu'elles sont sans effet.