lendemain de grève amer chez les commerçants

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MPM avait beau sortir hier soir bennes à grappin et autre tractopelle pour hâter le nettoiement du centre-ville et autour des commerces, ces derniers ne décolèrent pas. « Je suis furax vis-à-vis de l'État et des politiques, tonne Laurent Carratu, patron de l'écailler Toinou sur le cours Saint-Louis, et président de la fédération Terres de commerce. C'est lamentable de laisser Marseille à une poignée d'inconscients totalement égoïstes. » Laurent Carratu avance une perte de chiffre d'affaires « de -18 % » pour son commerce depuis le début octobre, et de «-30 % pour les grands magasins ». Pour lui, les derniers stigmates de la grève nettoyés, il restera à reconstruire l'image de Marseille. « On a mis combien de temps à effacer l'image de Chigago-sur-mer ? Maintenat c'est Poubelles-sur-mer. »