délai supplémentairepour jack Kachkar

Frédéric legrand

— 

L'homme d'affaires est soupçonné d'avoir falsifié des documents pour l'achat du club.
L'homme d'affaires est soupçonné d'avoir falsifié des documents pour l'achat du club. — TSCHAEN / SIPA

Match aller à nouveau décalé. Le procès en première instance du rachat de l'OM par l'homme d'affaires Jack Kachkar, qui doit s'ouvrir aujourd'hui, devrait encore être reporté, a-t-on appris auprès de sources judiciaires.

« Beaucoup d'arguments »
Le tribunal de Paris avait déjà renvoyé le dossier en juin, après que Jack Kachkar a changé de défenseur. Cette fois, c'est l'avocat de la famille Louis-Dreyfus qui ne pourrait être présent à l'audience. Seul sur le banc des prévenus, Jack Kachkar compterait assister à son procès. « Mon client avait pris ses dispositions pour être en France, il a beaucoup d'arguments pour sa défense, à la fois sur le plan juridique et sur le contexte de l'affaire », assure Julien Vernet, nouvel avocat de Jack Kachkar. L'affaire remonte à 2007 : après six mois de contacts, Robert Louis-Dreyfus met un terme aux négociations avec Kachkar pour le rachat de l'OM.
Le Canadien avait pourtant été accueilli à bras ouverts par le club, qui lui avait déjà fait rencontrer les joueurs et le staff. Kachkar avait présenté son plan au CE de l'OM, rencontré le maire de Marseille, confirmé dans ses fonctions le président de l'époque, Pape Diouf, dansé sur les tables dans le vestiaire lors d'une victoire contre l'OL en Coupe de France… Sauf que les 115 millions d'euros prévus dans la vente n'arrivent pas sur les comptes de RLD. Fin mars, l'actionnaire principal de l'OM rompt les négociations. Un mois plus tard, il porte plainte pour faux et escroquerie, accusant Kachkar d'avoir falsifié un document de garantie bancaire ainsi qu'un ordre de virement de 8 millions prévu en cas de dédit. « C'est une plainte d'opportunité, déposée en fin de négociation pour peser dans la balance », estime Me Vernet. Le tribunal devrait fixer aujourd'hui une nouvelle date d'audience.