Les patrons chiffrent lourdement le blocage du port

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Les premiers bilans font état d'une perte de « 600 millions d'euros » ce mois-ci. « L'impact économique du blocage du port est lourd », estimait hier, Jean-Luc Chauvin, le président de l'Union pour les entreprises (UPE13). Selon lui, les industries chimiques seraient les plus touchées. Dans ce secteur, le préjudice est évalué à 550 millions d'euros de pertes de chiffre d'affaires, dont 300 à l'exportation. « Soit l'équivalent du travail de 1 150 personnes dans la chimie en France pendant un an », souligne Jean-Luc Chauvin. Du côté des industries pétrolières, le coût atteint 34 millions d'euros après 21 jours de grève. « Chaque jour de grève sur le terminal à conteneurs de Mourepiane, coûte à la filière maritime 350 000 € de chiffres d'affaires, explique Hervé Balladur, le président de l'Union maritime et fluviale Marseille-Fos. Soit, en 12 jours de blocage, 4,2 millions d'euros. »
Si pour l'heure, l'UPE 13 estime les pertes pour les TPE et PME à 40 millions d'euros, la chambre de commerce et d'industrie (CCIMP) devrait prochainement effectuer une étude détaillée et ciblée sur les PME. « Quoi qu'il en soit, Marseille est encore la risée du pays, championne de France des grèves et de la saleté », pense Jacques Pfister, le président de la CCIMP. Le collectif « Touche pas à mon port, » lancé la semaine dernière, demande le déblocage «immédiat» du port.