cure de jouvence dans un cortège record

Laurent berneron

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Des lycéens et étudiants en grève, hier sur le Vieux-Port, derrière la banderole unitaire « La retraite, une affaire de jeunes ».
Des lycéens et étudiants en grève, hier sur le Vieux-Port, derrière la banderole unitaire « La retraite, une affaire de jeunes ». — P. MAGNIEN/20 MINUTES

Ils ont mis du temps à se mobiliser, mais ils arrivent déterminés. Lycéens et étudiants ont participé activement hier à la manifestation marseillaise contre la réforme des retraites, jour de mobilisation record depuis le début de la contestation. Entre 230 000 personnes, selon les syndicats, et 24 500, selon la police, ont battu le pavé.

« Ca part fort »
« C'est vrai que ca a été dur de mobiliser, reconnaît Kelli, porte-parole du Comité de manifestation lycéen (CML). Il y a une certaine lassitude, chaque année, il y a une nouvelle réforme… ». Pour « motiver », le CML a donc modernisé les formes d'appel : facebook, sms, ou encore flashmob. Résultat, des manifestations spontanées et des blocages de lycées ont émergé depuis la semaine dernière. Dans les facultés, la rentrée a commencé mi-septembre. Le temps de trouver leurs marques, les étudiants se sont ensuite laissés convaincre. « On pensait qu'on allait avoir du mal à mobiliser sur les retraites, en fait les jeunes sont très réceptifs maintenant. Ca part fort », explique Julie de l'Unef, qui a multiplié information, diffusion de tracts et organisation d'AG. Réunis hier sous une banderole commune « La retraite, une affaire de jeunes », lycéens et étudiants n'entendent pas s'arrêter là, même si le débat parlementaire sur la réforme s'achève au Sénat. « Le CPE était passé en 2006, rappelle Julie, les jeunes l'ont tué. » Les syndicats ont bien compris le levier de mobilisation nouveau apporté par les jeunes. Hier, sur le Vieux-Port, le Snes faisait jouer un groupe de rock sur son camion, tandis que FO dégainait une banderole « La jeunesse se rebelle », derrière un sound-system techno.