la vie en rose du rosé de provence

laurent berneron

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Vendanges dans les Côtes de Provence Sainte-Victoire, à Trêts.
Vendanges dans les Côtes de Provence Sainte-Victoire, à Trêts. — J. NICOLAS / SIPA

Alors que les vendanges les plus tardives devraient s'achever dans une semaine, les grappes déjà récoltées sont prometteuses. « Cette année, les raisins affichent une bonne qualité grâce à des conditions météorologiques favorables, constate Michel Couderc, du Conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIVP). Il y a eu assez de pluie, des nuits fraîches et des températures diurnes chaudes. » La production de rosé, qui représente 88 % du volume total des vins provençaux, devra atteindre « 140 millions de bouteilles », soit un volume comparable à l'an dernier. Le rosé gagne des parts de marchés, notamment en France, son principal débouché. Il représente aujourd'hui 25 % de la consommation de vin des Français, contre 10,8 % il y a vingt ans, alors qu'elle est globalement en baisse. Il s'exporte aussi bien, sur des marchés à valeur ajoutée, comme les USA et la Chine. Si 0,8 % de surfaces supplémentaires sont plantées chaque année en Provence, « l'augmentation des volumes paraît difficile », selon le CIVP, pour respecter les exigences de qualité. Le prix du rosé est donc légèrement en hausse, de l'ordre de 3,50 euros la bouteille contre 2,70 euros il y a trois ans. « Plus on boit le rosé rapidement, plus il est bon », rappelle le CIVP qui se réjouit que les producteurs travaillent en flux tendus, avec des stocks faibles. Le rosé vendangé en ce moment sera presque totalement vendu d'ici mars.

terroir

Sur les Côtes de Provence (75 % de la production régionale), de nouvelles « dénominations de territoire » comme Saint-Victoire ou Fréjus pourraient voir le jour ces prochaines années.