Un syndicat dénonce le « clientélisme » à MPM

Laurent berneron
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La police de la proprété, dirigée par Christiane Argy, a été créée en mars 2009.
La police de la proprété, dirigée par Christiane Argy, a été créée en mars 2009. — TSCHAEN / SIPA

Climat tendu entre la direction de la communauté urbaine et les syndicats minoritaires de MPM. Vendredi, une intersyndicale (Sdu13/Fsu, CGT, Unsa et CFDT) prévoit de manifester devant le conseil communautaire pour demander « un dialogue équitable avec toutes les organisations syndicales ». Le Sdu 13 va lui plus loin, dénonçant « le clientélisme », et attaquant MPM en justice contre la nomination d'un agent.

« Cogestion »
« Nous avons déposé un recours devant le tribunal administratif en mars dernier, dévoilait hier Roger Aymard, secrétaire général sortant du Sdu 13. La personne concernée n'avait pas suffisamment d'ancienneté pour être cadre, or elle l'est devenue. » L'agent en question, Christiane Argy, qui a été promue responsable de la police de la propreté de MPM, est l'épouse d'Elie Claude Argy, patron de FO, syndicat majoritaire à MPM. Roger Aymard se défend de mener son combat contre un syndicat ou une personne. Toutefois, « il y a des agents qui, en deux ans, prennent trois grades administratifs alors qu'en moyenne il faut attendre cinq ans pour obtenir un grade », témoigne-t-il. « On ne demande pas un pourcentage de passe-droits, poursuit le syndicaliste, on veut juste des règles transparentes ». Cette nomination s'est faite « en application des règles de la fonction publique », répond du tac-au tac le directeur général des services de MPM, Joël Raffin. Quant au dialogue social, il indique avoir proposé de recevoir l'intersyndicale, « ce qu'elle a refusé », préférant s'entretenir avec le président de MPM, Eugène Caselli. « Oui, il y a un syndicat majoritaire. La prochaine fois, il faudra l'être pour avoir les mêmes prérogatives », conclut-il.