ça coince rue de rome

Frédéric legrand

— 

D'accord pour traverser Marseille du Nord au Sud dans un transport en commun en site propre. Mais sur roues ou sur rail ? Alors que la communauté urbaine de Marseille s'apprête à déposer début octobre ses demandes de subventions dans le cadre du Grenelle de l'environnement, la question fait rage entre le PS et l'UMP.

« Maillon essentiel »
Quel que soit le mode, le tracé serait à peu près le même : aller de l'hôpital Nord (15e) à Luminy (9e) en passant par le centre-ville. Une vingtaine de kilomètres avec, en plein milieu, LE point de friction : les 1 200 mètres de la rue de Rome. Pour l'UMP, c'est une question de principe : il faut parachever les deux premières lignes de tram en les raccordant directement à la place Castellane. « C'est le maillon essentiel du prolongement vers le Nord et le Sud. Il devra à terme s'étendre pour désenclaver ces quartiers » estime Marie-Louise Lota, adjointe (UMP) au maire pour les transports en commun. La gauche, elle, tique : longer la rue de Rome, c'est doublonner avec les lignes 1 et 2 du métro, et surtout cela coûte 50 à 80 millions d'euros le kilomètre, la présence du grand émissaire des égouts de Marseille compliquant les travaux. Pour presque le même prix, « il vaut mieux implanter une ligne de bus en site propre, à haut niveau de service, qui elle sera prête pour 2013 », assure Karim Zeribi, président (DVG) de la RTM. Pour un jour, quand la communauté urbaine aura des liquidités, être transformée en tram. Pour tenter de désamorcer la bombe, la communauté urbaine a commandé une étude technique et financière sur le tram rue de Rome. Verdict d'ici la fin de l'année.

Selon la RTM, les deux lignes de tram ne comptent que 54 000 voyageurs par jour au lieu des 100 000 attendus. Idem pour le métro de nuit le week-end qui plafonne entre 2 000 à 3 000 voyageurs. En journée, il atteint cependant les 270 000.