Relaxe d'un surveillant après le suicide d'un détenu

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La cour d'appel de Nîmes a relaxé un surveillant de prison qui avait été condamné en première instance à huit mois de prison avec sursis pour non-assistance à personne en danger, après le suicide d'un détenu au centre pénitentiaire du Pontet, près d'Avignon, a-t-on appris hier. La cour a estimé que le surveillant ne pouvait avoir conscience que le détenu était exposé à un péril imminent. Celui-ci était mort le 2 avril 2004 au matin, étouffé par son vomi après avoir ingurgité des médicaments. Il avait auparavant eu des nausées dont un codétenu avait averti le surveillant via l'interphone durant la nuit. Cinq heures après, le détenu était mort. « Après cet appel, le codétenu n'a pas constaté d'aggravation de l'état de santé de l'homme justifiant d'appeler à nouveau le surveillant », a estimé la cour. « Les équipes de deux agents différents, qui ont effectué des rondes entre 3 h et 7 h, n'ont constaté aucun événement justifiant une intervention », a-t-elle aussi précisé.