casse-tête chinois autour d'arkema

Sébastien Boistel

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L'usine chimique fonctionne depuis plus de cinquante ans.
L'usine chimique fonctionne depuis plus de cinquante ans. — S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

Définir un périmètre de sécurité de 800 m autour d'une usine coincée entre habitations, autoroute et voies ferrées a tout d'un casse-tête. Mairie et préfecture ont présenté hier les prémices du plan de prévention des risques technologiques de l'usine Arkéma de Saint-Menet (11e), où depuis 1955, on manipule allègrement ammoniac, chlore et brome.

Pièce de confinement
A priori, d'ici à l'été 2011, pas d'expropriation en vue. Par contre, les riverains craignent de devoir équiper leur logement d'une « pièce de confinement ». Jean-Paul Célet, secrétaire général de la préfecture, se veut rassurant : « Ce ne sera pas forcément nécessaire. Pour l'instant, on n'en sait rien. » « Et l'on a bien compris que la population ne veut pas payer », ajoute Gilbert Sandon, de la direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement. Alors, certes, il y aura des réunions publiques, des plaquettes d'information. Mais, comme le résume José Allégrini, adjoint (UMP) au maire pour la protection civile : « D'un côté, il y a la sécurité. De l'autre, l'emploi. Alors, on va faire ce que l'on peut. Mais ce qui est sûr, c'est qu'on va emmerder les gens. » « Oui, mais le moins possible et le plus rationnellement du monde », tempère Jean-Paul Célet. Rassurés ?