La mosquée d'Istres, cible de tirs ce week-end

JUSTICE Une enquête est en cours...

A Marseille, Frédéric Legrand

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La mosquée d'Istres a reçu des tirs, dimanche 25 avril 2010.
La mosquée d'Istres a reçu des tirs, dimanche 25 avril 2010. — AFP PHOTO/GERARD JULIEN

Une trentaine d’impacts de balles ont été découverts dimanche matin sur les murs de la mosquée du quartier de Rassuen, à Istres, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Les coups de feu auraient été tirés dans la nuit de samedi à dimanche, entre 2 h et 3 h du matin. L’imam de la mosquée a découvert les impacts en ouvrant la mosquée pour la prière du matin. Le mitraillage n’a pas encore été revendiqué.

Second mitraillage à Marseille

La mosquée de Rassuen avait ouvert en 2009, sans que cela suscite de tension. «Je suis persuadé que ce n’est pas à Istres qu’il faut chercher pour trouver les responsables de cet acte, mais à l’extérieur, vers des gens qui ont besoin de s’attaquer à des symboles pour alimenter la provocation», estime le maire (divers-gauche) d’Istres François Bernardini.

Un autre mitraillage a eu lieu le soir même, à Marseille, contre une boucherie halal dans le 15e arrondissement. Plus d’une vingtaine de balles de Kalachnikov auraient été tirées contre l’établissement.

La police judiciaire de Marseille a été chargée des deux enquêtes, notamment pour déterminer si les affaires sont liées entre elles. Aucun élément ne permettrait pour le moment d’établir un tel lien, a affirmé lundi le parquet de Marseille.

Les deux mitraillages ont cependant pris un retentissement national, alors que le Premier ministre recevait lundi les membres du Conseil français du culte musulman (CFCM) pour débattre du projet de loi d’interdiction du voile intégral. François Fillon a fait part de sa «vive émotion». Le CFCM a de son côté dénoncé «une nouvelle escalade». Plus véhément, le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) a pointé «les débats que lance le gouvernement», aboutissant à un «climat raciste et xénophobe, qui porte les germes de la division du pays».

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