La CGT mobilise pour « le droit de revendiquer »

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Hier, les militants, réunis devant le palais de justice, ont dénoncé « une volonté de criminaliser l'action syndicale ».
Hier, les militants, réunis devant le palais de justice, ont dénoncé « une volonté de criminaliser l'action syndicale ». — S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

Près de 300 personnes se sont réunies hier après-midi devant le palais de justice, à l'appel de la CGT, pour soutenir un salarié de la réparation navale convoqué au tribunal. Alexandre Rossi est soupçonné d'avoir dégradé un radar et une voiture lors d'une manifestation sur le port en novembre, en pleine mobilisation des salariés de l'ex-Union Naval Marseille. A l'issue de l'audience, le tribunal a condamné le salarié à six mois de prison avec sursis et 1 500 € d'amende. « C'est lourd, beaucoup trop lourd », dénonce la CGT, y voyant une volonté de criminaliser l'action syndicale. « Ce n'est pas un cas isolé », a assuré Patricia Lozano, secrétaire de l'UD-CGT, devant des représentants du secteur public (Poste, port) ou du privé (Fralib), qui ont détaillé à tour de rôle des situations similaires dans leur entreprise. « Depuis septembre, pour le port, on en est à six gardes à vue », notait ainsi Pascal Galeoté (CGT du port). « Le syndicalisme n'est pas une activité criminelle, a martelé Patricia Lozano. Nous n'acceptons plus que la démocratie s'arrête aux portes des entreprises. »S. H.

Appel

La CGT a lancé un premier appel à la mobilisation pour vendredi,à 11 h, devant l'usine Fralib (Unilever) de Gémenos,en soutien aux salariés du site. Ces derniers sont en grève depuis 23 jours pour obtenirune augmentation de salairede 200 euros. L'usine fabrique notamment les thés et infusions des marques Lipton et Eléphant.