La taxe pub fait grincer des dents

— 

Les commerçants des Pennes-­Mirabeau protestent contre la note présentée à l'automne par la mairie (PS) au titre de la nouvelle taxe sur les enseignes publicitaires, dénonçant un « racket » opéré en pleine crise. Pour les drapeaux, enseignes, affiches et totem qui ornent ses devantures et parking, un concessionnaire Renault affirme avoir dû débourser 4 000 € contre 500 en 2008. Le magasin voisin, qui vend des voitures d'occasion, a vu sa note multipliée par dix.
Créée en 2008 par le Parlement, la taxe est laissée à l'appréciation des maires. Ainsi, si ceux des Pennes-Mirabeau ou Cabriès ont décidé de l'appliquer, d'autres n'y songent pas. Quant à Aix-en-Provence et Marseille, elles ont entamé des discussions avec les entreprises avant de décider de la mettre en œuvre, selon le président du Medef 13, Stéphan Brousse. Aux Pennes, la taxe devrait apporter une recette supplémentaire de 400 000 €, pour un budget de fonctionnement de 27 millions d'euros.