Les candidats dégainent Les Plans anticrise

Frédéric Legrand

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Selon les sondages, c'est la première préoccupation des électeurs. La région a beau n'être pas directement en charge de l'emploi et de l'économie, elle y joue un rôle majeur. De par ses investissements évidemment, mais aussi ses compétences obligatoires comme la formation professionnelle, l'aménagement du territoire et le « développement économique et social ». Et il y a du boulot : depuis l'an dernier, le chômage est reparti à la hausse en Paca, dépassant la barre des 10 % des actifs. Le choc a été particulièrement dur pour l'industrie, qui a sabré dans l'intérim (-13,7 % au troisième trimestre 2009).

Troisième en inégalités
Avant la crise, Paca présentait déjà des fragilités économique et sociale : selon l'Insee, elle se situe au troisième rang des régions les plus inégalitaires en terme de revenus. En 2004, 10 % des ménages gagnaient trois fois plus que les 10 % les plus pauvres. En 2006, un quart des salariés de Paca percevaient moins de 830 € par mois. La région ne manque pourtant pas d'atouts entre le tourisme, la recherche et développement, l'industrie lourde encore très présente, le secteur logistique au travers du port de Marseille, une forte présence du secteur public, plus le BTP et l'économie résidentielle qui profitent de l'ensemble. Développer encore ces secteurs, les mettre à l'abri des retournements de conjoncture, rendre leurs emplois moins précaires et moins délocalisables… Les candidats lancent des pistes tous azimuts. La pyramide des âges pourrait les aider : de 2005 à 2020, 600 000 départs à la retraite sont attendus dans la région, selon l'Insee, soit l'équivalent de la moitié des emplois salariés de Paca.