Relaxes dans l'affaire du TER de Nice

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Quatre jeunes gens interpellés en septembre dernier à Mandelieu (Alpes-Maritimes), après des bris de vitres dans un TER qui circulait en direction de Nice, ont été relaxés hier par le tribunal pour enfants de Draguignan. Les dégâts avaient été estimés par la SNCF à 63 000 €. Le tribunal a suivi les réquisitions de relaxe du procureur qui a relevé dans la procédure « l'absence d'éléments probants».
Les quatre suspects avaient toujours nié les faits. Agés de 16 à 17 ans et domiciliés à Fréjus ou sa région, ils avaient à répondre de « dégradations volontaires aggravées, outrages et injures à caractère raciste». Trois d'entre eux étaient connus des services judiciaires. Le dimanche 20 septembre, après le ramadan, près de deux cents jeunes gens, très énervés selon des témoins, avaient embarqué à Saint-Raphaël pour se rendre à Nice fêter l'Aïd el-Kébir. Au cours du trajet, des incidents s'étaient multipliés, entraînant une intervention rapide des autorités.