Pas d'accord en vue sur les ordures

Stéphanie Harounyan

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La délégation des salariés d'ISS hier, avant la table ronde en préfecture.
La délégation des salariés d'ISS hier, avant la table ronde en préfecture. — S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

Ça ne sentait pas la fin de conflit hier, en début de soirée, à l'issue de la rencontre entre les représentants de la communauté urbaine de Marseille (MPM) et ceux des salariés d'ISS, l'entreprise en charge de la collecte des ordures dans le 2e arrondissement. Après cinq jours de grève, les syndicalistes sont sortis pessimistes de la réunion en préfecture, avec un courrier à soumettre aux salariés. « Il y a une assemblée générale ce soir, mais il n'y a pas matière à débloquer, pronostiquait Bernard Pizzo, délégué FO d'ISS. On va vers un durcissement du mouvement. »

« On ne peut pas aller plus loin »
Les syndicalistes n'ont pas obtenu la modification du cahier des charges de l'appel d'offres lancé en janvier pour la collecte des ordures. Ils demandaient la garantie de reprise de tous les salariés en cas de changement de prestataire dans le 2e. « Nous sommes allés jusqu'au bout de ce que nous permet le code des marchés publics, mais on ne peut pas écrire cela, assurait hier Eugène Caselli, président de MPM. Légalement, on ne peut pas aller plus loin. » Peu optimiste sur l'issue de l'assemblée générale et alors que les tas d'ordures n'avaient pas disparu des rues hier, l'élu a prévenu : « A un moment donné, il faudra que force reste à la loi. »