MPM très satisfaite de sa police

Laurent Berneron

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En six mois, les agents ont dressé 3 000 procès-verbaux.
En six mois, les agents ont dressé 3 000 procès-verbaux. — S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

Un an après sa création, la « police de la propreté » affiche un bilan « très satisfaisant », selon Eugène Caselli, président (PS) de Marseille Provence Métropole (MPM). L'élu veut y voir « une avancée » dans le difficile dossier de la propreté. Chaque jour, 31 agents arpentent les rues du centre-ville pour convaincre habitants et commerçants de respecter les règles, mais aussi pour sanctionner les contrevenants.

Contraventions
Depuis six mois qu'elle est assermentée, le police de la propreté a délivré « 3 000 procès-verbaux », indique le président de MPM. En fouillant les poubelles, elle retrouve la trace des fautifs. « Les commerçants, qui sont les plus faciles à attraper, jouent de plus en plus le jeu », souligne le président de MPM. Au-delà de 120 litres de déchets par jour, ces derniers sont contraints de souscrire un abonnement pour bénéficier de bennes plus grosses. « Nous sommes passés de 1 800 abonnements en 2009 à 2 500 aujourd'hui », précise l'élu. Pour accélérer la prise de conscience, il prévoit d'augmenter prochainement l'effectif de la police de la propreté de 20 nouveaux agents.
En juillet prochain, l'équipe devrait aussi s'adapter à la nouvelle organisation de collecte des déchets et du tri sélectif, dont les contrats, confiés pour partie à des entreprises privées, seront renégociés. « Nous sommes en train de réfléchir à des conteneurs enterrés, à un renforcement du nombre de cantonniers, à des tournées de bennes de nuit, à un service d'hygiène d'urgence… », énumère Eugène Caselli. Si des investissements sont lancés, le président de MPM compte sur « l'apport financier » du conseil général. Sur la question du personnel, MPM, qui avait envisagé de confier aux agents publics l'ensemble des questions de propreté, avant de renoncer pour « des raisons statutaires lourdes », glisse que le dossier du tout public « n'est pas refermé à jamais ».

Tri en discussion

Une commission de MPM sur le tri des déchets devrait formuler des propositions d'ici au moisde juin. Elle regroupe des élus de l'opposition, comme Martine Vassal (UMP), et la présidente des Comités d'intérêt de quartiers (CIQ), Monique Cordier.