Des Tsiganes et leurs enfants menacés d'expulsion en hiver

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Douze familles tsiganes de nationalité roumaine doivent être expulsées aujourd'hui d'un hôtel meublé de Noailles (1er), un bâtiment sous le coup d'un arrêté de péril, selon l'association Rencontres Tsiganes. « On avait pourtant négocié avec la ville une trêve des expulsions durant l'hiver », regrette son président, Alain Fourest. Les 35 personnes dont 8 enfants, bien que ressortissantes de l'Union européenne, n'ont pas toutes un titre de séjour. Par ailleurs, elles n'ont pour la plupart pas obtenu de reçus de loyers de la part du propriétaire de l'hôtel. Deux conditions, nécessaires à leur relogement, qui font défaut. Et une situation qui interroge Alain Fourest. « Combien de bâtiments à Marseille pourraient être fermés en raison d'un péril ? Pourquoi avoir choisi celui-là ? », lance ce dernier, qui dénonce une expulsion sans relogement. « Nous sommes en face de familles qui avaient trouvé une solution. Elles vont juste aller garnir un squat, c'est absurde », proteste-t-il. W

L.B.