Le Moulin va pouvoir se remettre à tourner

Frédéric Legrand

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La facture des travaux de la salle, qui ont duré quatre ans, s'élève à 1,7 million d'euros.
La facture des travaux de la salle, qui ont duré quatre ans, s'élève à 1,7 million d'euros. — S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

Une salle plus grande, une insonorisation presque parfaite, une deuxième scène aux dimensions club... Ça aura été long, mais ça en vaudra la peine : Le Moulin, mythique salle de concert de Saint-Just (13e), devrait rouvrir en septembre après quatre ans de travaux et 18 mois de fermeture, a annoncé hier sa direction.

Face aux plaintes récurrentes du voisinage et aux nouvelles normes en matières d'insonorisation, l'association gérant Le Moulin avait lancé une première tranche de travaux dès 2006. Quatre ans après, la facture s'élève à 1,7 million d'euros, dont 390 000 d'autofinancement. Pour gagner de la place et améliorer l'insonorisation, l'équipe a opté pour une solution audacieuse : reculer la scène d'une dizaine de mètres, et la suspendre dans une « cage » d'acier aux vibrations atténuées pour ne pas transmettre de son aux bâtiments alentours. Un chantier dantesque, qui nécessitera de creuser jusqu'à cinq mètres sous les bâtiments, le tout entre un commissariat de police, une villa particulière, une maison du troisième âge et une crèche. « On n'était pas au bout de nos surprises puisqu'on a eu les pluies exceptionnelles de 2008, la neige de 2009, la découverte sous le terrain d'une nappe phréatique, puis de 45 mètres de galeries, créées au XIXe siècle pour amener de l'eau de source vers une cressonnière », rigole a posteriori Nicolas Christin, directeur de l'association. A l'arrivée, Le Moulin devrait voir passer sa jauge de 1 200 à 1 500 places, en y ajoutant une capacité de 350 places dans son hall transformé en « club » avec bar, mezzanine et espace DJ et VJ (vidéo-jockey). De quoi attirer des artistes « qui, jusqu'à présent, ne passaient que par Lyon et Toulouse », estime Nicolas Christin. W