l'action en justice est envisagée

Frédéric Legrand

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Les grévistes bloquent les centres de transfert des Aygalades et de la Capelette.
Les grévistes bloquent les centres de transfert des Aygalades et de la Capelette. — S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUtes

Les poubelles continuent de s'amonceler dans tous les arrondissements de Marseille alors que la grève des éboueurs de la société Bronzo entre ce matin dans son 6e jour. Les cent employés de l'entreprise, chargés de la collecte dans le 14e arrondissement, bloquent toujours l'accès aux centres de transfert des déchets, empêchant les tournées des bennes dans l'ensemble de la ville.

Hier soir, la mairie des 1er et 7e arrondissements a réuni habitants et commerçants du centre-ville pour évoquer la possibilité d'une action en justice contre Bronzo. « Il s'agit de demander à la police de débloquer les centres de transfert et d'évaluer le préjudice subi par les commerçants pour exiger une indemnisation, explique le cabinet du maire de secteur, Patrick Mennucci (PS). Cette grève est pilotée par la direction de Bronzo, qui veut faire pression sur la commission des marchés. » La direction de Bronzo n'était pas joignable hier. Après un appel d'offres, la communauté urbaine a décidé de retirer à l'entreprise la gestion de la collecte du 14e arrondissement. Bronzo avait également postulé pour le marché du 1er arrondissement, sans succès. « L'offre retenue était moins chère de 4 millions d'euros sur six ans, avec cinquante-quatre agents de plus », assurait lundi Xavier Cachard, élu (UMP) membre de la commission des marchés. Risquant de perdre leur emploi à partir du 1er janvier 2010, les employés de Bronzo exigent des garanties de reclassement et de salaire au sein de l'entreprise choisie pour reprendre le 14e arrondissement. Lundi, la communauté urbaine a indiqué ne pas pouvoir donner de garanties écrites tant que l'entreprise n'avait pas officiellement été retenue, ce qui devrait arriver la semaine prochaine. Hier, la fédération Terre de commerces a dénoncé « le système de mille-feuilles » dans la collecte des ordures à Marseille. D'après l'association, la répartition entre privé et public, selon les quartiers, « entretient un flou sur les responsabilités de chacun ». W