Le Toursky optimiste malgré le silence prudent du ministère

Amandine Rancoule

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Richard Martin, directeur du théâtre
Le Toursky (3e).
Richard Martin, directeur du théâtre Le Toursky (3e). — P. AIM / REPORTAGES / 20 MINUTES

Richard Martin y croit ferme. « J'aurai une aide, j'ai sa parole d'honneur et il est honnête », confiait-il hier à propos de la promesse faite par le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, lors de leur entrevue de vendredi. Le directeur du Toursky (3e), qui s'était mis en grève de la faim une dizaine de jours pour protester contre la suppression de subventions d'Etat pour son théâtre, était monté plaider sa cause directement à la source. Avec succès : il aurait obtenu une aide pour l'année 2009, selon lui, même si le ministère ne voulait toujours pas confirmer l'information, assurant seulement qu'un rendez-vous avait bien eu lieu.

Le montant alloué au Toursky devrait être connu après-demain ou lundi au plus tard, selon son directeur. « J'imagine un chiffre décent », espère-t-il simplement. Depuis 1991, les subventions d'Etat alloué à son établissement, qui atteignait alors 185 000 euros, ont été en diminution constante, jusqu'à ce que les 15 000 euros perçus en 2008 ne soient eux aussi supprimés.

« Le Toursky est le théâtre le plus subventionné de Paca », a rétorqué mercredi Michel Sappin, le préfet de région. « Entre la mise à disposition du théâtre par la ville, les subventions de la ville, de la région et du département, on arrive à 2,3 millions d'euros. Soit plus que certaines scènes nationales », a-t-il ajouté, précisant que c'est le manque de créations portées par le Toursky qui a justifié l'arrêt des subsides d'Etat. « Faux, réplique Richard Martin. Cette désinformation frôle la malveillance ! Je suis prêt à donner au préfet la liste de nos créations. » D'après lui, le ministère plancherait même sur un plan de conventionnement pérenne avec le théâtre, histoire d'ouvrir « un vrai débat sur la culture pour tous » chère au Toursky. Un sujet qui pourrait être abordé lors la venue de Frédéric Mitterrand à Marseille, le 30 novembre. W