L'ascenseur appelé à monter en gamme

Laurent Berneron

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A la cité des Lauriers, comme dans le reste du parc social, les pannes se répètent.
A la cité des Lauriers, comme dans le reste du parc social, les pannes se répètent. — S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUtes

La Fédération des ascenseurs (FA) aimerait bien en réparer davantage. Selon Jean-Luc Detavernier, délégué général de la fédération, présent hier à Marseille, les travaux de mise aux normes « sur 10 000 ascenseurs n'ont pas été engagés » en Paca. Après une série d'accidents meurtriers, une loi avait été votée en 2003, imposant une mise aux normes du parc français d'ascenseurs, le plus vieux d'Europe, d'ici à la fin 2010. Sur un total de 500 000 unités en France, dont 50 000 en Paca et 20 000 dans les Bouches-du-Rhône, 20 % souffriraient encore de carences en matière de sécurité. Les travaux portent sur les risques les plus graves, telles que l'ouverture de la porte palière dans le vide ou une gaine non sécurisée.

Profil type de celui qui rechigne à engager des travaux : le propriétaire bailleur privé. « En règle générale, c'est aussi dans les copropriétés que les travaux stagnent », observe Jean-Luc ­Detavernier. Selon ce dernier, les bailleurs sociaux joueraient, eux, le jeu de la rénovation au bon rythme, avant l'échéance de 2010.

Reste la question des pannes. « En moyenne, on observe trois pannes par an et par appareil, indique Pascal Lancelot, membre de la FA, mais il existe une grande disparité selon le site, l'âge du matériel ou les conditions d'utilisation. » La loi de 2003 impose aux ascensoristes d'intervenir 24 heures/24 et 7 jours sur 7. « 70 % des pannes sont traitées dans la journée, voire dans l'heure avec une remise en service immédiate », affirme Pascal Lancelot. Mais « 2 % du parc », surtout dans le logement social, connaîtraient des pannes à répétition. Une situation due au « vandalisme et à des problèmes de sécurité lors de l'intervention des réparateurs ». W