Lavera prochainement analysé au microscope

Frédéric Legrand

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Une fuite de gaz a déjà eu lieu en septembre.
Une fuite de gaz a déjà eu lieu en septembre. — P. AIM / REPORTAGES / 20 MINUTES

Les services de l'Etat devraient demander un audit des procédures à l'usine Naphtachimie de Lavera, alors qu'un nouvel incident a eu lieu lundi sur le site, a-t-on appris hier. « Un cabinet extérieur serait mandaté aux frais de l'exploitant pour analyser la conduite et la maintenance des installations », explique la Direction régionale de l'environnement (Dreal). L'audit pourrait prendre deux à trois mois.

Lundi, une coupure d'électricité a entraîné un arrêt de deux chaudières de l'usine, et deux salariés ont été légèrement intoxiqués par des émanations de fumée. Une fuite de gaz avait déjà eu lieu début septembre et, mi-août, deux salariés avaient été brûlés au deuxième degré lors du redémarrage d'un four. Le temps de trouver une solution, le syndicat CGT de Naphtachimie réclame l'arrêt d'un plan prévoyant 24 % de réduction de coûts à l'horizon 2013. « Si on continue à supprimer des postes, les équipes ne seront pas assez nombreuses pour réagir vite et efficacement en cas d'incident », met en garde Eric Clément (CGT). Pour la Dreal, ces incidents seraient dus à une conjonction de facteurs, notamment le suivi des sous-traitants, les conditions d'exploitation de nuit, ou la succession d'arrêts techniques pour baisses d'activité liées à la récession. W