Encore Un mois de suspense pour les Pipolo

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Au dernier jour du procès, la défense des Pipolo et des Crescioni a dénoncé hier « l'acharnement » de la justice et de la mairie contre les associés du GACM, accusés d'abus de biens sociaux. « Ce ne sont pas des voyous », a martelé Catherine Martini, avocate des Pipolo, évoquant des « maladresses » de ses clients. « Je suis amer de me retrouver ici », a déclaré à la barre le patriarche des Pipolo, André, plutôt silencieux durant le procès dont il était le principal accusé. « Nous sommes des victimes de la ville de Marseille et de Gaudin, a accusé Paul Crescioni, 78 ans. La ville ne nous voulait plus. » Le jour même du coup de filet contre les Pipolo-Crescioni en 2006, une filiale de Veolia reprenait la desserte du Frioul et du Château d'If. Lundi, le parquet avait requis contre les sept prévenus des peines allant de un an avec sursis jusqu'à cinq ans de prison, dont deux ferme, ainsi que la confiscation des biens achetés grâce aux détournements, évalués à plus de 16 millions d'euros. Jugement le 16 novembre. W