Marsatac se cherche toujours un espace

Frédéric Legrand

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Nick McCarthy, des Franz Ferdinand, a joué avec l'Orchestre Poly-Rythmo, vendredi dernier.
Nick McCarthy, des Franz Ferdinand, a joué avec l'Orchestre Poly-Rythmo, vendredi dernier. — G. JULIEN / AFP

Le Dock, plus jamais. Les organisateurs du festival Marsatac ne souhaitent pas se réimplanter l'an prochain au Dock des Suds (3e) et cherchent à nouveau un site, ont-ils affirmé hier. La 11e édition du festival, qui s'est achevée samedi, avait dû être transférée au Dock en catastrophe, alors que le festival se trouvait sans solution de repli après la fermeture du J4, occupé par les travaux du Musée des civilisations d'Europe et de la Méditerranée.

Au bout de trois jours de concerts, le verdict est sans appel : « Ça a été un désastre sonore, surtout la journée de jeudi, déplore Dro Kilndjian, programmateur du festival. Les deux jours suivants, c'était plus écoutable. On savait que l'acoustique de l'endroit était calamiteuse et on n'est pas parvenus à l'améliorer. » Marsatac se retrouve dans la même situation que l'an dernier, sans emplacement capable d'accueillir simultanément plus de 15 000 spectateurs. « Nous mettions beaucoup d'espoir dans le terrain de Grand-Littoral [en contrebas du centre commercial], expliquait Daniel Hermann, adjoint (UMP) à la culture pour la ville de Marseille, à la veille du festival. Mais il n'est effectivement pas adapté, les travaux pour le stabiliser seraient trop importants. » La mairie assure étudier dix autres lieux et n'exclure aucune piste. De son côté, Marsatac continue de réclamer les plages du Prado. « Ce serait à titre temporaire, pour une ou deux éditions, le temps que Marseille-Provence 2013 trouve un emplacement pour ses grandes manifestations », estime Dro Kilndjian. L'association est effectivement confrontée à la même difficulté que Marsatac. « C'est un problème qui se pose pour toutes les disciplines : le cirque, les grandes manifestations en plein air, les festivals majeurs... Cela va demander du temps, il faut prévoir une période de transition », estimaient ses responsables lors de la présentation de Marsatac 2009. Pour les plages du Prado, en tout cas, c'est mal parti : le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a envoyé mi-septembre au festival une fin de non-recevoir pour le site, mettant en avant les nuisances sonores et la nécessité de remettre en état les pelouses piétinées par la foule. W