Iter, une addition à renégocier

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Kaname Ikeda, directeur général d'Iter.
Kaname Ikeda, directeur général d'Iter. — P. MARSAUT / REPORTAGES / 20MINUTES

Les travaux préparatoires sont conformes au programme, mais la suite des opérations reste à discuter. Les autorités qui gèrent le projet Iter, à Cadarache, ont confirmé hier que l'aménagement du site du futur réacteur ex­pé­rimental tenait es délais prévus. « Nous avons terminé la constitution du plateau de 40 hectares, explique François Gauché, directeur de l'agence Iter France. Nous allons commencer l'an prochain la construction du siège de l'organisation Iter, pour une livraison en 2012, puis passer à l'assemblage en 2014. »

En juin dernier, le conseil d'administration d'Iter, réunissant six pays plus l'Union européenne, avait décidé une révision du calendrier d'assemblage et de mise en service du réacteur. La première étape de sa phase de fonctionnement, le test de plasma, devrait cependant bien commencer en 2018. Pa­­ral­­­­­­­­lèlement, le conseil doit se revoir mi-novembre à Cadarache pour analyser à nouveau les estimations de prix. « En 2001, nous évaluions la construction à 5 milliards, puis l'exploitation et le démantèlement à 5 milliards, explique Kaname Ikeda, directeur général d'Iter Organisation. Les coûts peuvent changer selon l'évolution du prix des matières premières et l'endroit où l'on fabrique les pièces. Mais la répartition du budget global [45 % pour l'Europe, 9 % pour chacun des autres pays] ne change pas. » Jusqu'à présent, le chantier d'Iter a représenté plus de 360 millions d'euros d'investissements, dont plus de 240 auraient été attribués à des entreprises de Paca. W

F. L.