La fusion des facs peut attendre

Frédéric Legrand

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Deux ans de plus, « pour ne pas faire un projet Canada Dry ».

Les présidents des trois universités d'Aix-Marseille ont confirmé hier que la fusion de leurs établissements, prévue pour 2010, était repoussée à la rentrée 2012. La nouvelle échéance doit permettre à la future fac unique de naître au moment où doit se renégocier le plan quadriennal avec l'Etat, qui se termine en 2012, et le futur contrat de projet avec la région, qui doit être renouvelé en 2013. Lancé en juin 2007, le projet de fusion avait été initialement annoncé pour la rentrée 2009, puis pour courant 2010. « Notre première échéance était très ambitieuse, admet Marc Pena, président de l'université Paul-Cézanne. Strasbourg a mis cinq ans à boucler sa fusion, alors qu'elle est concentrée sur une seule ville, un seul campus, avec des facultés dont les compétences sont très identifiées. »

Depuis 2007, Aix-Marseille a également vu passer la loi sur l'autonomie des universités et la possiblité de recevoir des « compétences élargies » en matière de budget et de ressources humaines. L'université de la Méditerranée a basculé dès 2009 dans ce nouveau système, les deux autres devant faire de même en 2010. « Dans ce contexte, il n'est pas possible de fusionner sans un accord de principe entre les trois universités sur la façon d'utiliser ces nouvelles compétences », estime Yvon Berland, président de l'université de la Méditerranée. Un document d'orientation commun doit être soumis d'ici à la fin de l'année aux trois conseils d'administration. W