« Les yeux et les oreilles » du préfet

Carole Vinco

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Michel Sappin (avec la cravate) entouré des douze délégués des Bouches-du-Rhône, hier.
Michel Sappin (avec la cravate) entouré des douze délégués des Bouches-du-Rhône, hier. — S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUtes

Ils sont 350 en France, et déjà 12 dans les Bouches-du-Rhône. Dans le cadre du plan lancé en 2008 par Fadela Amara, ces délégués de la « Dynamique espoir banlieues » ont été présentés hier par Michel Sappin, préfet des Bouches-du-Rhône. Ils sont six à Marseille, un à Aix et cinq dans le reste du département. « Ils sont mes yeux et mes oreilles, a indiqué le préfet. Leur rôle est de faire remonter les problèmes des habitants et des associations. » Issus de l'Education nationale, du ministère de l'Intérieur, de la direction départementale de l'équipement ou encore des centres sociaux, les nouveaux délégués n'ont ni bureau, ni permanence. « C'est à eux d'aller au-devant des gens et non le contraire, explique Michel Sappin. Le but est qu'ils soient sur le terrain. » Marie-Josèphe Perdereau, préfète déléguée pour l'égalité des chances, assure qu'« un rapport sera rendu une fois par mois par les délégués » à propos des projets urbanistiques et sociaux en cours sur leur territoire.

Tisser un réseau efficace, c'est l'une des missions des délégués du préfet. Jacqueline Frilet, ex-professeur d'éducation physique, est rattachée au secteur du « grand centre-ville » (Saint-Lazare, Saint-Mauront, Belle de Mai et centre-ville) : « Mon rôle est de me faire connaître par les habitants et les associations, indique-t-elle. Pour cela, je participe à leur vie quotidienne, je vais aux réunions et aux fêtes de quartier. Nous sommes l'intermédiaire entre l'administration et la population. » La déléguée a trois ans, durée de son CDD, pour faire avancer les projets financés par la politique de la ville. Dans le département, quatre délégués devraient venir renforcer les rangs dans les prochains mois. W