Le Vél' rend Hommage aux victimes du vol Yemenia

— 

Mariata Youssoufa, présidente de l'Association des victimes du vol A310-300.
Mariata Youssoufa, présidente de l'Association des victimes du vol A310-300. — S. PAGANO / REPORTAGES / 20 MINUTES

Le crash de l'Airbus A310-300, survenu le 30 juin près des côtes comoriennes, avait fait 152 morts, dont 61 personnes parties de Marseille. Un hommage aux victimes du vol Yemenia sera rendu ce samedi au Stade-Vélodrome, à l'occasion du match OM-Montpellier. Après une minute de silence et la diffusion d'un court métrage sur les victimes, le coup d'envoi de la rencontre sera donné par deux enfants qui ont perdu un parent lors du crash. Les MTP et les Winners devraient aussi déployer un drapeau comorien.

Cet hommage intervient alors qu'une des deux associations marseillaises suivant le dossier, l'Association des victimes du vol A310-300, s'inquiète du « silence » autour de la catastrophe. « Notre priorité, c'est la vérité sur ce qui s'est passé, explique Mariata Youssoufa, sa présidente. Or, nous sommes confrontés à la lenteur des prises en charge des familles, au manque d'information. On ne sait pas ce qui se passe. » Pour elle, les autorités françaises doivent aller plus loin. « Il n'y a que les autorités qui peuvent faire pression sur Yemenia pour qu'on ait des informations, poursuit la présidente. On a vu le temps que la compagnie a mis pour délivrer les attestations de présence à bord. » Autre difficulté, l'obtention des actes de décès, permettant aux familles de débloquer des situations financières parfois difficiles. « Un nombre croissant de familles reçoivent ces actes, assure Christine Robichon, l'ambassadrice chargée des relations avec les proches des victimes. Il y a peu de passagers pour lesquels le processus n'est pas en cours. » Selon elle, plusieurs progrès ont déjà été enregistrés. « Une quinzaine de corps retrouvés en Tanzanie ont pu être identifiés, les familles devraient être informées dans les jours à venir, note-t-elle. Par ailleurs, un bateau a retrouvé les dépouilles d'une cinquantaine de personnes, dont l'identification pourrait prendre deux mois environ. » Une réunion est prévue la semaine prochaine au quai d'Orsay avec les représentants des associations pour faire le point. W

S. H.