Les mises en sécurité sont dans les tuyaux

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Les vingt-six entreprises qui gèrent des pipelines dans les Bouches-du-Rhône devraient rendre cette semaine un audit sur la sécurité de leur réseau. Hier, la Société du pipeline sud-est européen (SPSE), gestionnaire du tuyau de 40 pouces (un mètre de large) qui a lâché à Saint-Martin-de-Crau, a annoncé avoir « renforcé seize tronçons » sur la ligne qui a été endommagée. L'entreprise propose d'effectuer durant trois semaines un test de circulation en utilisant de l'eau, « à des conditions de pression nettement supérieures à l'usage courant ». La procédure doit encore recevoir l'agrément des services de l'Etat.

En attendant, la SPSE utilise un tuyau secondaire, plus petit, « pour répondre aux besoins minimums des raffineries desservies ». Découpée puis remplacée, la partie du pipeline ayant éclaté a été mise sous séquestre pour analyse, dans le cadre d'une enquête judiciaire confiée à la gendarmerie par le parquet de Tarascon. « Au niveau du contrôle du tube, rien ne paraissait anormal jusqu'au moment de l'incident », expliquait hier le directeur technique adjoint de la SPSE. La direction régionale de l'environnement et de l'industrie, indiquait hier que la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouano, devrait réunir d'ici à la fin du mois l'ensemble des gestionnaires de pipelines en France, pour étudier des renforcements de sécurité sur leurs réseaux. Selon le bilan établi vendredi par la préfecture, plusieurs pipelines circulant sous les Bouches-du-Rhône auraient plus de quarante ans. W