élus et syndicats tirent la sonnette d'alarme

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Sauvegarder le « wagon isolé ». Elus et syndicats ont fustigé hier le projet de réorganisation du fret de la SNCF qui, selon eux, mettrait en danger les gares de triage de Miramas et d'Avignon. Pour réduire les déficits (600 millions prévus en 2009 sur 1,4 milliard de chiffre d'affaires, selon la CGT), la SNCF envisage d'arrêter plus de la moitié des convois à « wagons isolés ». Or, cette activité représente « 80 % à 100 % du fret des gares de Miramas et d'Avignon », souligne Daniel Tourlan (CGT), au nom de l'intersyndicale CGT-Sud-Unsa-FO. « La SNCF est le deuxième employeur de la ville, souligne Frédéric Vigouroux, maire (PS) de Miramas. Ce sont plus de 200 familles qui sont en jeu. » L'intersyndicale et les collectivités locales stigmatisent un projet « surréaliste », « contraire à tous les engagements du Grenelle de l'environnement ». « La direction nous dit que cela ne va entraîner "que" 30 trajets supplémentaires de camions, sur 300 km, par département et par jour », dénonce Henri Bascunana, élu CGT au conseil d'administration.

Le wagon isolé étant essentiellement utilisé par des PME-PMI, le conseil régional craint un impact économique en chaîne ou un report massif vers les poids lourds. « Ce serait un non-sens alors que Miramas est un carrefour entre le port de Marseille et le nord de l'Europe, et que la zone industrielle de Fos est suffisamment équipée en voies de chemin de fer pour une desserte de proximité aux entreprises », estime Michel Vauzelle, président (PS) de la région.

Un conseil d'administration national devrait se réunir le 23 septembre pour examiner le projet. Le lendemain, l'intersyndicale appelle à un rassemblement lors d'un comité d'entreprise de la SNCF Paca. W

F.L.