Associations et élus réclament un état des lieux des pipelines

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Sécuriser les tuyaux ou, sinon, les déplacer. Immédiatement après la fuite survenue début août sur un pipeline dans la réserve de Coussouls, dans la Crau, élus et associations de défense de l'environnement ont réclamé une cartographie des pipelines de la région.

« Demander le détournement des pipelines relève de l'enfantillage, estime l'association Robin des bois. Mais il est urgent que les pipelines existants et ceux en projet bénéficient d'une étude de dangers quand ils traversent des espaces protégés ou des établissements recevant du public. » Même son de cloche à l'Association défense et protection du littoral du golfe de Fos (ADPLGF), pour qui les pipelines représentent le moyen de transport d'énergie le plus sûr actuellement », tout en soulignant que l'accident de la Crau « prouve que le risque zéro n'existe pas ». Or le département est strié de pipelines, et plusieurs nouveaux projets sont à l'étude. Selon Robin des bois, sur les dix ruptures d'oléoducs recensées en France depuis 1980, quatre ont eu lieu dans les Bouches-du-Rhône. Le soir même de la fuite, la mairie de Fos soulignait qu'elle est entièrement traversée par une cinquantaine de pipelines, dont un transportant de l'essence, produit beaucoup plus volatile et explosif que le fuel en cas d'accident. La municipalité avait réclamé un élargissement du tronçon de pipeline qui longe le Rhône, à l'écart des zones habitées. Une réunion pourrait avoir lieu vendredi entre les services de l'Etat et les communes traversées par un ou plusieurs pipelines. Elles seraient plus d'une soixantaine parmi les 119 communes des Bouches-du-Rhône. W