Les dégazages en mer font tache d'huile

Frédéric Legrand (avec AFP)

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Deux plages qui rouvrent, mais deux autres qui ferment dès le lendemain. Une pollution aux hydrocarbures a entraîné, samedi l'interdiction de se baigner aux plages du Prophète et des Catalans, a annoncé la mairie de Marseille. La baignade a été rouverte hier matin. L'incident survient deux jours après une pollution analogue à la Pointe rouge et à la Vieille Chapelle, qui avait conduit à leur fermeture totale.

Le phénomène, très rare sur le littoral marseillais, a été particulièrement intense jeudi. A la Pointe rouge, la nappe de pollution s'étendait sur une surface de 800 m2 lors de sa découverte et s'est disloquée sur les rochers et la plage, polluant le sable sur une bande de 20 à 30 cm depuis le bord de l'eau. Des barrages antipollution ont dû être posés pour permettre aux marins-pompiers le nettoyage en mer. L'enquête est en cours pour déterminer l'origine de la pollution mais, vu son ampleur, la mairie penche pour le dégazage d'un navire industriel. « J'ai fait préparer une plainte au procureur de la République qui sera envoyée lundi », a annoncé Didier Réault, adjoint (UMP) au maire chargé des plages, en rappelant que ces pollutions ont un « coût très important pour la ville en termes économique et d'image, sans parler du coût écologique ». W