Le mercato des déchets reste ouvert

Frédéric Legrand

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Commeà La Glacière, la décharge de Septèmes est gérée par le groupe Veolia.
Commeà La Glacière, la décharge de Septèmes est gérée par le groupe Veolia. — G. BERNARDI / REPORTAGES / 20 MInutes

Que vont devenir les déchets de la décharge de La Glacière, dans les Alpes-Maritimes ? Sur ordre de la préfecture, cette structure doit fermer dans seulement trois semaines, le 18 juillet. Or à ce jour, le conseil général des Alpes-Maritimes, compétent en matière de déchets, et le groupe Veolia, qui gère La Glacière, cherchent toujours des solutions pour traiter les 300 000 tonnes qui y étaient déversées chaque année.

La semaine dernière, Maxime Coullet, conseiller général (UMP) chargé du dossier, évoquait la possibilité d'envoyer 90 000 tonnes à la décharge de Septèmes, dans les Bouches-du-Rhône. Avantage : le site est lui aussi géré par Veolia, ce qui limiterait le surcoût de traitement, payé par l'exploitant. Les frais de transport, évalués à 2 millions d'euros par an, serait, lui, à la charge du conseil général, pour une durée encore indéterminée, le temps que les Alpes-Maritimes trouvent chez elles une solution pérenne.

Mais le transfert vers Septèmes n'est pas bouclé pour autant : théoriquement, transporter des déchets d'un département à l'autre suppose le feu vert des conseils généraux et des préfectures concernées. « Nous n'avons jamais été sollicités ni consultés sur ce sujet », assurait, hier, le conseil général des Bouches-du-Rhône. Or, le plan départemental des déchets proscrit le traitement d'ordures extérieures aux Bouches-du-Rhône. Invalidé après un recours en justice, ce plan est actuellement en phase de concertation publique, pour au moins un an. Confronté à un refus du conseil général, Veolia pourrait saisir la justice pour lui forcer la main. Hier, la direction régionale du groupe n'était pas joignable. W