Le TER a toujours un train de retard

Frédéric Legrand

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Des efforts, mais peut mieux faire. Réunies lundi pour un conseil

consultatif

des transports, la région Paca et la SNCF ont dressé un premier bilan des trains express régionaux (TER), six mois après la mise en place des horaires cadencés et le renforcement de certaines lignes. Sur Aix-Marseille, rouverte en décembre, l'affluence est là, avec 4 000 voyageurs par jour. « C'est moins que notre objectif de 6 000, mais c'est déjà 50 % de plus que sur l'ancienne version de la ligne », note Gérard Piel, vice-président (PC) de la région, chargé des Transports.

Problème : selon les lignes, la régularité a du mal à suivre. « Depuis le début de l'année, on a autant de trains supprimés qu'en 2008, critique Gérard Piel. Pour l'an dernier, nous allons demander à la SNCF près de 10 millions d'euros d'indemnités, de quoi financer 100 cheminots à temps plein. » Selon la SNCF, la régularité « varie beaucoup selon les lignes », avec entre 80 % et 95 % de trains qui ont moins de cinq minutes de retard. « Sur Marseille-Toulon, nous avons eu de gros dysfonctionnements de signalisation, explique Olivier Monnot, directeur délégué pour les TER. En mars, on est quand même passé à 85 % de régularité, contre 72 % l'an dernier. Mais il faut encore l'améliorer. »

En plus de travailler sur les infrastructures, l'entreprise mise sur une meilleure organisation. « Avec le cadencement, on est passé de 400 à 500 trains par jour à Marseille, souligne Olivier Monnot. Un seul grain de sable peut perturber toute la machine. On préfère annuler un train, plutôt que de reporter son retard sur les autres. » Région et SNCF doivent se retrouver à l'automne pour tirer un nouveau bilan. W