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A. SANTERNE

Voyage dans l'univers provençal à l'occasion de l'Année mondiale de l'astronomie.

La Provence, terre d'astronomie. Depuis l'Antiquité, la région s'est forgé une solide réputation dans ce domaine. La raison? «Des conditions climatiques favorables à l'observation du ciel », avance Olivier Le Fèvre, directeur du Laboratoire astrophysique de Marseille (LAM). Un héritage qui fait de l'Observatoire astronomique Marseille-Provence, créé en 1702, l'un des plus actifs de France. Ainsi, c'est à l'observatoire de Haute-Provence qu'a été remarquée pour la première fois une exoplanète (hors du système solaire), en 1995. Depuis, les équipes régionales en ont fait l'une de leur spécialité, avec le travail sur les origines de l'univers. Mais si ces préoccupations semblent bien lointaines, « l'astronomie améliore aussi notre vie quotidienne, assure Olivier Le Fèvre. Ce ne sont pas des chercheurs barbus déconnectés de la réalité. Les capteurs des télescopes sont, par exemple, à l'origine des appareils photo numériques. » Impliqué dans le développement des instruments astronomiques, le LAM travaille sur des télescopes terrestres et spatiaux. A l'image de l'E-ELT, le futur grand télescope européen, ou de l'observatoire Herschel, lancé hier depuis la Guyane. Carole Hoareau

Demain à 20 h 30, une conférence sur la thermographie de Marseille, suivie d'une observation du ciel, est prévue à l'observatoire de Marseille, au palais Longchamp (4e). 3 euros.