Débrayage en soutien à l'UNM

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A l'appel de la CGT du port de Marseille, les salariés ont cessé le travail pendant une heure hier après-midi, selon le syndicat. Ils protestent contre les gardes à vue, hier, de huit employés de la réparation navale et la convocation de cinq autres aujourd'hui. « On est traités comme des criminels, mais on ne braque pas de banques : on mène juste des actions pour se faire entendre », explique Thierry Pettavino, secrétaire de l'union départementale de la CGT. Les salariés de l'Union navale Marseille (UNM), dernier chantier de réparation navale lourde placé en liquidation judiciaire, sont suspectés d'avoir subtilisé des pièces sur un bateau de l'UNM, l'obligeant à rester à quai. « Tout le monde veut sauver la réparation navale mais rien n'est mis en oeuvre. Tant que des propositions sérieuses et que des solutions vers la préservation de l'emploi ne sont pas étudiées, les actions coup-de-poing vont continuer », prévient le secrétaire de la CGT 13. W

A. R.